La foresterie coloniale française en Basse-Casamance de 1895 à 1940
Abstract
La présence française dans la colonie du Sénégal s’est accompagnée d’une politique de mise en valeur des subdivisions à travers l’exploitation des ressources. Dans la subdivision de Casamance, l’exploitation forestière était une des priorités du pouvoir colonial. Elle entrait en droite ligne avec la nécessité de combler le déficit de la métropole en produits ligneux compte tenu de l’industrialisation et des méfaits de la Grande Guerre. L’exploitation des ressources ligneuses et non ligneuses était soutenue par l’élaboration d’une législation faisant de toutes les forêts vacantes et sans maître une « priorité du pouvoir colonial ». Dès lors, il fut entrepris un processus de classement du massif forestier en forêts classées en vue de préserver les forêts contre toute dégradation fusse-t-elle naturelle ou anthropique. Cependant, la politique de gestion des ressources ligneuses était au début relativement timide puisqu’elle n’a véritablement pris forme qu’en 1932 dans les cercles de Bignona et Ziguinchor. Tout en préconisant la protection et la conservation du massif forestier local, l’administration coloniale a encouragé l’exploitation des ressources au profit de la métropole. C’est à ce titre que des licences de coupes furent accordées à des particuliers dés 1935 au même moment, la population autochtone était victime de mesures restrictives très strictes qui les privaient de toute activité en forêt.
Fields of Study & Subjects
African history and culture studies
Conservation
Biodiversity
and Resource Management
Forest Management and Policy
Publication details
- Journal / source
- Editions des archives contemporaines eBooks
- Pages
- 55–68
- Publication date
- 26 January 2026
- Language
- FR
- Document type
- Book chapter