Limiter la contamination environnementale : quels matériaux pour l’hôpital ?
Abstract
Cet article évoque le rôle des équipes opérationnelles d’hygiène (EOH) dans le choix des matériaux pour l’architecture intérieure des établissements de santé afin de limiter la contamination environnementale et de faciliter la décontamination. Il rappelle que les infections directement attribuables à l’environnement sont rares, mais que les surfaces et volumes architecturaux peuvent devenir des réservoirs et vecteurs indirects de micro-organismes. Les locaux sont classés selon le risque infectieux lié au type de soins, au niveau de contact entre le patient et l’environnement et à la vulnérabilité des patients, ce qui conditionne les exigences en matière de matériaux et de traitement d’air. La notion centrale est la « nettoyabilité » des surfaces, qui doivent être lisses, continues, non poreuses, imputrescibles et compatibles avec les produits détergents et désinfectants. L’article détaille les critères applicables aux sols (revêtements en polychlorure de vinyle [PVC] soudés, classement Upec [résistance à l’usure, au poinçonnement, à l’eau et aux agents chimiques], propriétés antidérapantes ou antistatiques selon les zones), aux murs (revêtements en PVC ou peintures techniques, exclusion des joints poreux dans les zones à risque) et aux plafonds (plafonds pleins, étanches, limitant les gîtes à poussières et à moisissures). Certains matériaux sont discutés sous l’angle du compromis entre bien-être, propriétés antimicrobiennes et contraintes de nettoyage. Les auteurs concluent à la nécessité d’associer systématiquement l’EOH aux projets de construction et de rénovation.
Fields of Study & Subjects
Infection Control in Healthcare
Healthcare Facilities Design and Sustainability
Infection Control and Ventilation
Publication details
- Journal / source
- Health & Co
- Publication date
- 1 January 2026
- Language
- FR