Penser la recherche en Afrique à l’aune du pluralisme et de la fracture scientifique

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Authors: Mamadou Lamine Ngom
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Abstract

L’histoire de la production des savoirs scientifiques est souvent présentée comme un processus insulaire et très eurocentré. La défense par l’historien des sciences Hendrik Floris Cohen de ce qu’il appelle le « fait de la priorité occidentale » peut servir d’illustration. Cet article s’inscrit en faux contre cette tendance assimilable à un mythe historiographique. Pour aborder ce thème, nous nous rivons sur le sol de ce que nous considérons comme la dimension multiculturelle du pluralisme scientifique et sur celui de la diversité des épistémès qui en constitue le support , au sens de la diversité des univers de signification. Le deuxième point majeur de notre propos se rapporte aux disparités entre les entités constitutives du monde de la recherche, disparités que nous pensons ici à travers la notion de « fracture scientifique » empruntée au philosophe gabonais Bonavanture Mvé-Ondo. L’analyse invite essentiellement à résorber cette fracture scientifique par le biais de collaborations scientifiques nationales, régionales et internationales pouvant réellement nous permettre de construire des « sociétés du savoir », selon le titre du rapport mondial de l’UNESCO (2005).

Fields of Study & Subjects

African cultural and philosophical studies Research Science and Academia Decolonial Thought and Epistemologies

Publication details

Journal / source
Afrique contemporaine
Volume
N° 280
Issue
2
Pages
131–146
Publication date
19 January 2026
Language
FR