« Ça en jette ! Quand l’archéologie s’intéresse à nos déchets »

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Authors: Vincent Carpentier
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Abstract

Cet article analyse un paysage né de l’Occupation et sa matérialité entre intégration dans la trame urbaine, mémoire et recherche archéologique. Il dresse de prime abord un bilan historiographique à l’échelle des Pays de la Loire et de la Normandie, deux régions où les contextes archéologiques datés de la Seconde Guerre mondiale sont largement investigués et forment une continuité paysagère. Sont ensuite décrits les différentes matérialités de cette période de conflit à la fois visible, encore en élévation, et invisible car parfois constitué que de quelques empreintes laissées dans le sous-sol. La première fait ainsi état des fortifications et des épaves de navires, la seconde des camps d’enferment, des structures logistiques et de communications, puis des champs de bataille. Ce développement sur nos connaissances en matière d’archéologie des conflits récents, du statut légal de ces vestiges et de leurs typologies nous amène enfin à nous interroger sur la perception et la réappropriation des vestiges de guerre entre vecteurs mémoriels, enjeux urbains et sociétaux. Au demeurant, cet article propose des réflexions nouvelles sur l’archéologie en tant que catalyseur pour la mémoire des anciens territoires militarisés pour rendre lisible le fait de guerre, dépasser l’horizon du Mur de l’Atlantique dans l’Ouest et interroger la construction des mémoires du second conflit mondial. À ce titre, ces nouvelles matérialités ainsi que les limites rencontrées et les solutions pour les dépasser doivent servir de socle pour une réflexion globale à l’échelle d’un territoire.

Fields of Study & Subjects

World Wars: History Literature and Impact Memory Trauma and Commemoration Historical and Cultural Archaeology Studies

Publication details

Journal / source
Revue d archéologie contemporaine
Volume
n° 3
Issue
1
Pages
133–133
Publication date
4 February 2026
Language
FR