Argument. L’irrationnel

View at publisher
Authors: Florence Askenazy, Benoît Servant
Cited by: 1
References: 4

Abstract

Cet article propose une analyse critique du traitement de la gouvernance dans les normes européennes de reporting de durabilité (ESRS), élaborées dans le cadre de la directive CSRD. Bien que ces textes visent à renforcer la transparence et la responsabilité des entreprises, les auteurs montrent que la norme ESRS G1 adopte une approche restrictive et disciplinaire, centrée sur la corruption, l’éthique et le lobbying, au détriment d’une vision plus large de la gouvernance d’entreprise. En mobilisant les théories académiques de la gouvernance (agencielle, cognitive et partenariale) et en comparant les ESRS aux référentiels ESG de Vigeo et LSEG, l’étude met en évidence le manque de connectivité et de profondeur conceptuelle du dispositif. L’exemple du groupe Engie illustre la distance entre la norme et sa mise en œuvre pratique. Les auteurs concluent que la norme G1 ne permet pas d’appréhender la contribution réelle de la gouvernance à la durabilité et recommandent une refonte fondée sur les apports de la recherche et des acteurs de terrain.

Fields of Study & Subjects

Psychoanalysis and Psychopathology Research Health Medicine and Society Philosophy Sociology Political Theory

Publication details

Journal / source
Revue française de psychanalyse
Publisher
CAIRN.INFO
Volume
Vol. 90
Issue
2
Pages
281–286
Publication date
19 May 2026
Language
FR