Les épidémies dans le passé : cause d’effondrement et de disparition des sociétés anciennes ?

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Authors: Olivier Dutour
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Abstract

Certains agents infectieux hautement pathogènes pour l’humain comme les virus des fièvres hémorragiques, le virus de la variole, et des agents bactériens comme ceux de la peste et de l’anthrax sont responsables de crises de mortalité. Dans le passé, le virus disparu de la grippe espagnole a fait 100 millions de victimes, la variole a ravagé les sociétés amérindiennes au xviie siècle (perte de 90 % de la population) et les épidémies de peste ont ébranlé successivement l’Empire byzantin (environ 40 millions de morts), l’Europe médiévale (perte de 50 % de la population de 1347 à 1352) et touché le monde moderne (à partir de 1855, environ 12 millions de décès). L’importance des conséquences démographiques, sociales, économiques, politiques de ces pandémies historiques en tant que facteur de déclin et d’effondrement est contestée, à l’exception des cultures amérindiennes. Pour les sociétés préhistoriques, des hypothèses évoquent la responsabilité des épidémies dans l’extinction des populations néanderthaliennes eurasiatiques au paléolithique ou de la disparition brutale de certaines cultures néolithiques en Europe centrale. Le but de cet article est de discuter la validité des hypothèses épidémiques d’effondrement de certaines sociétés préhistoriques.

Fields of Study & Subjects

Paleopathology and ancient diseases Ottoman and Turkish Studies History of Medicine and Tropical Health

Publication details

Journal / source
Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques eBooks
Publication date
1 January 2026
Language
FR
Document type
Book chapter