Entre dévotion et allégeance à l’Empire du Milieu ?
Abstract
Si l’existence du Brunei en tant qu’État indépendant n’apparaît pas pour l’heure menacée, il en va tout autrement de son modèle socio-économique. Le sultanat s’enfonce doucement dans le marasme. La reprise de la croissance de 2024 n’a pas duré, et la diversification de la production s’avère difficile, la main d’œuvre locale demeurant insuffisamment formée aux métiers de l’entreprise. Le Brunei est donc loin de se sortir de la dépendance aux hydrocarbures, qui, industries d’aval inclues, génèrent encore 85 % des recettes budgétaires en 2024. Le tourisme reste largement sous-développé. Partant, le sultanat conserve un considérable et insoutenable déficit budgétaire (13,9 % du PIB) et un chômage des jeunes élevé (18,5 % en 2024). La Chine est devenue le deuxième investisseur étranger au Brunei, la raffinerie de Hengyi contribuant à hauteur de 10 % au PIB. Le sultanat s’efforce toutefois de diversifier ses partenariats internationaux et les Britanniques restent très présents, économiquement, culturellement et militairement.
Fields of Study & Subjects
Natural Resources and Economic Development
Southeast Asian Sociopolitical Studies
Socioeconomic Development in MENA
Publication details
- Journal / source
- Institut de recherche sur l’Asie du Sud-Est contemporaine eBooks
- Pages
- 160–185
- Publication date
- 1 January 2026
- Language
- FR
- Document type
- Book chapter