Analyse du profil des entreprises et de la certification forestière privée en République du Congo

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Authors: Dimitri Armel Moundanga-M’beyaba, Gilles Freddy Mialoundama Bakouétila, EWOSSAKA Arsène, Guillaume Lescuyer, Émilien Dubiez, Frederick Florentin Gandziami, Midas Derluk Inkari, Alain Bienvenu Ossebi
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Abstract

Description du sujet. La certification forestière joue un rôle essentiel dans la promotion de la gestion durable des forêts. Mais en République du Congo, la certification reste marginale. Objectif. L’objectif de l’étude est d’analyser le profil des entreprises engagées dans la certification forestière en République du Congo. Méthodes. La collecte des données a privilégié la recherche documentaire ainsi que des entretiens semi-structurés avec des personnes ressources. Résultats. Les données recueillies révèlent une diversité d’acteurs dans le secteur forestier congolais, dont 52 % exploitent des concessions inférieures à 299 000 hectares. Près de 45 % de ces entreprises sont financées par des capitaux congolais, tandis que les 55 % restantes bénéficient d’investissements étrangers, principalement en provenance d’Asie (Chine, Malaisie, Liban) et d’Europe (France, Allemagne, etc.). Les entreprises disposant de concessions forestières aménagées orientent prioritairement leur production vers les marchés européen et asiatique, en raison des exigences techniques et commerciales de ces zones. Toutefois, la certification forestière demeure marginale dans le pays : seulement 12 % des concessions sont certifiées. Les certifications les plus représentées sont le Forest Stewardship Council (FSC) et l’Origine et Légalité du Bois (OLB), détenues par cinq entreprises à capitaux étrangers. À ce jour, aucune entreprise à capitaux congolais ne dispose de certification forestière. Conclusion. La faible présence de certifications forestières au Congo illustre les obstacles économiques et réglementaires qui freinent l’engagement des entreprises dans une gestion durable des ressources. Description of the subject. Forest certification plays an essential role in promoting the sustainable management of forests. However, in the Republic of Congo, certification remains marginal. Objective. The aim of the study is to analyse the profile of companies involved in forest certification in the Republic of Congo. Methods. Data collection was based on documentary research and semi-structured interviews with key informants. Results. The findings reveal a diverse range of actors in the Congolese forestry sector, with 52 % managing concessions of less than 299,000 hectares. Approximately 45 % of these companies are financed by Congolese capital, while the remaining 55 % benefit from foreign investment, mainly from Asia (China, Malaysia, Lebanon) and Europe (France, Germany, etc.). Companies with managed forest concessions primarily target European and Asian markets, due to the technical and commercial requirements of these regions. However, forest certification remains limited in the country, with only 12 % of concessions certified. The most common certifications are the Forest Stewardship Council (FSC) and Origine et Légalité du Bois (OLB), held by five companies with foreign capital. To date, no Congolese-owned company holds a forest certification. Conclusion. The low prevalence of forest certification in Congo reflects the economic and regulatory barriers that hinder companies’ commitment to sustainable resource management.

Fields of Study & Subjects

Forest Management and Policy Global trade sustainability and social impact Conservation Biodiversity and Resource Management

Publication details

Journal / source
Revue Africaine d’Environnement et d’Agriculture
Volume
8
Issue
4
Pages
1–10
Publication date
10 February 2026
Language
FR