L’animisme dans Celles qui attendent de Fatou Diome : L’invite au retour par le détour
Abstract
Au cours de la dernière décennie, la notion d’Anthropocène s’est imposée comme un paradigme critique majeur dans les études littéraires francophones, notamment pour penser les formes contemporaines de domination du vivant et leurs héritages coloniaux. Le présent article propose une analyse du roman Celles qui attendent[1] de Fatou Diome, en mobilisant conjointement l’écosophie d’Arne Næss et le concept de « détour » élaboré par Édouard Glissant. Il s’agit de montrer comment l’écrivaine dénonce les effets destructeurs de l’Anthropocène sur les peuples anciennement colonisés, tout en réactivant des cosmologies africaines fondées sur une relation non prédatrice au monde. L’invitation au retour, entendue comme réappropriation de valeurs traditionnelles de solidarité, de communalité et de respect du vivant, est ainsi envisagée comme une alternative éthique et poétique aux logiques extractivistes de l’Anthropocène. [1] Dans la suite de mon travail, surtout dans les citations, le titre du roman sera abrégé de la façon suivante : CQA.
Fields of Study & Subjects
Ecocriticism and Environmental Literature
Caribbean and African Literature and Culture
Postcolonial and Cultural Literary Studies
Publication details
- Journal / source
- Mouvances Francophones
- Volume
- 11
- Issue
- 2
- Publication date
- 9 January 2026