Protocole zéro pour l'analyse des corpus non interprétés
Abstract
. Protocole zéro pour l’analyse des corpus non interprétés (socle pré-interprétatif universel) © 2025 Kevin Fradier 🇲🇫 — CC BY-NC-ND 4.0 Résumé Toute tentative de traduction d’un corpus non interprété repose implicitement sur une analyse préalable de sa structure.Ce document formalise cette étape antérieure à toute hypothèse linguistique, et la rend explicite, reproductible et falsifiable. Il ne propose aucune interprétation,n’identifie aucune langue,et ne vise aucune traduction. Il définit un socle méthodologique minimal, que toute approche ultérieure peut utiliser — ou choisir de violer, au prix d’une perte de rigueur. 1. Principe fondamental Avant toute interprétation, un corpus est : une distribution de formes, organisée par des régularités observables, indépendantes de toute projection de sens. Ce protocole s’arrête volontairement avant la sémantique. 2. Neutralité stricte Aucune hypothèse n’est formulée concernant : la langue, l’écriture, la signification, l’intention, le référent. Toute interprétation ultérieure constitue un changement de cadre, extérieur au présent protocole. 3. Segmentation déclarative Toute analyse suppose une segmentation.Toute segmentation doit être : explicitée, reproductible, maintenue constante. Le protocole est invariant au choix de segmentation, tant que celui-ci est déclaré. 4. Unités formelles Une unité est une séquence issue de la segmentation. Elle n’est ni un mot,ni un morphème,ni un signe linguistique. Elle est uniquement une forme distribuée. 5. Observables minimaux Pour chaque unité : fréquence, dispersion, position, cooccurrence locale, persistance à l’extension du corpus. Aucun autre paramètre n’est requis. 6. Stabilisation Une unité est dite stabilisée si elle manifeste : une occurrence non marginale, une distribution non triviale, une stabilité structurelle. Les seuils employés doivent être déclarés et testés par variation. 7. Fonctions structurelles Certaines unités peuvent être décrites par leur rôle distributionnel(initiale, terminale, pivot, connecteur, etc.). Ces désignations sont opératoires, non interprétatives, et remplaçables par des identifiants arbitraires. 8. Falsifiabilité Le protocole est invalide si : les régularités disparaissent à l’extension du corpus, des reproductions indépendantes divergent structurellement, son application à un corpus de structure connue produit des contradictions majeures. 9. Cloisonnement Le protocole fournit une structure.Il ne produit aucune lecture. Toute traduction, hypothèse linguistique ou interprétation sémantique doit être explicitement présentée comme hors protocole. 10. Portée Ce protocole constitue une couche zéro universelle applicable à : langues mortes non déchiffrées, écritures inconnues, corpus artificiels, signaux structurés non interprétés. Il ne remplace aucune méthode ultérieure.Il les précède. Conclusion Toute traduction sans stabilisation structurelle préalable est une projection.Toute stabilisation explicite est un gain méthodologique. Ce protocole ne promet rien.Il garantit uniquement que ce qui vient après repose sur un sol visible. © 2025 Kevin Fradier — CC BY-NC-ND 4.0
Fields of Study & Subjects
Translation Studies and Practices
Natural Language Processing Techniques
Syntax
Semantics
Linguistic Variation
Publication details
- Journal / source
- Zenodo (CERN European Organization for Nuclear Research)
- Publication date
- 20 January 2026