Analyse de la performance financière des banques : cas des banques panafricaines en RDC

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Authors: Sosthène WABENGA, Antoine MUTUMBI
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Abstract

RésuméCette étude vise à identifier les facteurs explicatifs de la performance financière des banques panafricaines à travers des analyses comptables et économiques. Les communautés économiques Africaines, notamment l’UEMOA, la SADC, l’EAC et l’Afrique centrale, visent un développement durable qui passe par la stabilité de leurs systèmes financiers. Étant donné que les banques panafricaines évoluent dans un contexte marqué par l’intégration régionale, la mondialisation financière et la récurrence des crises, notamment celle de subprimes (2007-2008). La forte interconnexion avec le système financier international leur expose à des risques systémiques, rendant la stabilité financière non seulement nécessaire, mais une impérative. Dans ce contexte, la rentabilité bancaire constitue un levier central de leur résilience, permettant de renforcer les fonds propres pour absorber les chocs, ainsi pérenniser leurs activités. Soumises aux contraintes normatives prudentielles nationales et internationales (Bâle I, II et III), à la concurrence des fintechs due aux transformations numériques, les banques panafricaines se doivent d’optimiser leur performance financière. Le raisonnement logique est la déduction, la collecte des données est réalisée grâce à la technique d’échantillonnage aléatoire stratifié. Les Top 4 du sous-groupe de banques Panafricaines (strates), œuvrant en RDC tirés dans l’ensemble de banques Congolaises constituent l’échantillon pour cette étude. Afin de mieux exploiter la richesse de nos données combinant la dimension temporelle et transversale, nous avons recouru aux approches économétriques dites : Modèles linéaires de base qui, d’une part permettent de contrôler les caractéristiques inobservables propres à chaque banque panafricaine qui ne varient pas dans le temps (Effets fixes, FE), d’autre part, considèrent que les différences de performances financières entre banques sont aléatoires et non corrélées avec les variables explicatives (Effets aléatoires, RE). La méthode de correction (ou de spécification) d’Hausman nous a servi dans le choix du modèle à effets fixes et le modèle à effets aléatoires, de vérifier si les effets individuels sont corrélés avec les variables explicatives. Après analyse des données, il s’est révélé que le modèle à effets fixes est approprié aux données de l’étude de départ le test de spécification d’Hausman. L’estimation du modèle à effets fixes renseigne que le ratio de rentabilité commerciale et le ratio de rotation d’actifs influencent positivement la performance financière (ROE) des banques panafricaines en RDC, alors que le ratio de coefficient de fonds propres n’exerce aucune influence significative sur la performance financière des banques Panafricaines. Nonobstant aux deux facteurs à impact significatif, il convient de montrer l’influence des caractéristiques non observables qui concourent à l’amélioration des performances financières des banques panafricaines. Celles-ci existent bel et bien et sont propres à chaque banque de la strate. Elles peuvent s’identifier par le modèle de gouvernance propre à chaque banque, le modèle de pilotage du portefeuille bancaire en termes de politiques des crédits, le niveau d’intervention sur les marchés financiers, de la posture sur le marché interbancaire, la maitrise des risques, etc. Implications pratiques : les résultats de la recherche proposent que les gouvernements et les autorités suggèrent aux banques panafricaines d’accroitre leurs fonds propres réglementaires afin d’améliorer leur niveau de solvabilité d’une part, et de bien améliorer leur allocation de crédits afin de réduire le risque de crédits. Abstract This study aims to identify the factors explaining the financial performance of pan-African banks through accounting and economic analyses. African economic communities, particularly the WAEMU, SADC, EAC, and Central Africa are striving for sustainable development, which depends on the stability of their financial systems. Given that pan-African banks operate in a context marked by regional integration, financial globalization, and recurring crises, notably the subprime mortgage crisis (2007-2008). The strong interconnectedness with the international financial system exposes African banks to systemic risks, making financial stability not only necessary but imperative. In this context, bank profitability is a key lever for resilience, enabling the strengthening of equity capital, the absorption of shocks, and the ensuring the sustainability of credit institutions. Subject to international prudential standards (Basel I, II, and III), digital transformation, and competition from fintechs due to digital transformation, pan-African banks musts optimize their performance. The top four of the subgroups of pan-Africa banks (strata), operating in the DRC and drawn from the entire set of Congolese banks, constitute the sample for this study. The better exploit the richness of our data, combining temporal and cross-sectional dimensions, we used econometric approaches know as :Basic linear models, which, on the one hand, allow us to control for unobservable characteristics specific to each pan-African bank that do not vary over time (Fixed Effects, FE), and on the other hand, consider that the differences in financial performance between banks are random and uncorrelated with explanatory variables (Random Effects, RE). The Hausman correction (or specification) method was used in choosing the fixed effects model and the random effects models, to verify whether the individual effects are correlated with the explanatory variables. After data analysis, the Hausman specification test revealed that the fixed effects model is appropriate for the study data the fixed-effects model estimation indicates that the return on equity (ROE) ratio and the asset turnover ratio positively influence the financial performance (ROE) of pan-African banks in the RDC, while the capital adequacy ratio has no significant influence on their financial performance. Notwithstanding these two significant factors, it is important to demonstrate the influence of unobservable characteristics that contribute to the improved financial performance of pan-African banks. These characteristics do exist and are specific to each bank in the within this stratum. They can be identified by each bank’s governance model, its portfolio management model in terms of credit policies, its level of intervention in financial markets, its position in the interbank market, it its risk management practices, and so on. Practical Implications: The research findings suggest that governments and authorities recommend that panAfrican banks increase their regulatory capital to improve their solvency levels and improve their credit allocation to reduce Credit risk.

Fields of Study & Subjects

Banking stability regulation efficiency Banking Sector Performance and Management Banking Systems and Strategies

Publication details

Journal / source
International Journal of Accounting, Finance, Auditing, Management and Economics
Volume
7
Issue
03
Pages
77–102
Publication date
19 February 2026
Language
FR