Philosophie du battement : Bergson, Heidegger et le temps local
Abstract
Cet article met en dialogue la durée bergsonienne, la temporalité heideggérienne et le cadre opérationnel du Champ de Chronon, tout en refusant explicitement leur identification. Chez Bergson, la durée renvoie à une continuité qualitative irréductible à une succession homogène d’instants. Chez Heidegger, la temporalité appartient à la structure existentielle du Dasein et ne constitue pas davantage une grandeur chronométrique. L’article établit donc une frontière fondamentale : ni la durée vécue ni la temporalité phénoménologique ne sont des observables du Champ de Chronon. Le rapprochement proposé est structurel. Ces philosophies permettent d’interroger la représentation d’un temps homogène et universel et motivent une lecture locale, relationnelle et opérationnelle de la temporalité physique. Le secteur scientifique conserve néanmoins ses propres contraintes : Relativité Générale intacte, normalisation absolue de Φ non observable, facteur de tempo Φ̂=Φ/Φ₀ et accès expérimental limité aux rapports, gradients, différences logarithmiques et résidus post-GR. L’article développe également la notion de « temps public » : une temporalité intersubjectivement utilisable construite par la comparaison et la synchronisation de standards locaux, comme les horloges atomiques et les infrastructures de temps. La publication reste de niveau C0. Bergson et Heidegger n’apportent aucune preuve du Champ de Chronon ; ils permettent d’affiner le problème conceptuel auquel répond le modèle physique. L’objectif est précisément d’établir une discipline de traduction entre philosophie du temps, métrologie et hypothèse physique sans effacer les frontières entre ces domaines.
Fields of Study & Subjects
Philosophical and Theoretical Analysis
Phenomenology and Existential Philosophy
Social Acceleration and Temporality
Publication details
- Journal / source
- Zenodo (CERN European Organization for Nuclear Research)
- Publication date
- 1 March 2026
- Language
- FR