Demonstrating lost navigational access using an Indigenous rights-based monitoring trigger - implications for flow-needs policy
Abstract
The Peace-Athabasca Delta, Canada, is the largest freshwater delta in North America, and the traditional territory of the Athabasca Chipewyan First Nation, Mikisew Cree First Nation, and Fort Chipewyan Métis Nation, who rely on water-based access to exercise rights and maintain their Way of Life. Non-inclusion of Indigenous Knowledge in development planning has resulted in cumulative water quantity impacts to the Peace-Athabasca Delta, constituting a loss of rights. Navigational losses are partly due to the Crown governments’ management of oil sands exploitation and water withdrawals from the Athabasca River. No meaningful navigational protection exists along the Athabasca River corridor and in the Peace-Athabasca Delta. The Nations apply a rights-based monitoring trigger, known as the Aboriginal Extreme Flow, which is the Athabasca River discharge below which widespread and extreme disruption of Traditional use occurs. The Nations require a depth of four feet (122 cm) to sustain access. Ten years of sampling established the Aboriginal Extreme Flow to be 482 m3/s, using Water Survey of Canada gauge 07DA001. This indicator was developed using a braiding of Indigenous and Western knowledge systems, with broad acceptance and shared validation. We describe alterations in river flow over time, apply the Aboriginal Extreme Flow indicator and examine how navigation loss changes during weeks 33–41. Our analysis of the Athabasca River flow dataset reveals a statistically significant increasing trend in lost access of approximately two additional days every five years. Elders who grew up using these rivers to access rights in the fall have experienced lost access of almost three weeks in their lifetime. Governments need to apply the Aboriginal Extreme Flow in their approvals and policies related to the cultural flow needs of the Athabasca River and Peace-Athabasca Delta. Without measures in place, Indigenous rights will continue to be infringed as cumulative impacts grow ever greater in this region. Le delta Paix-Athabasca au Canada, est le plus grand delta d'eau douce d'Amérique du Nord et le territoire traditionnel des Premières Nations Athabasca Chipewyan, Mikisew Cree et Fort Chipewyan Métis, qui dépendent de l'accès à l'eau pour exercer leurs droits et maintenir leur mode de vie. La manque d’inclusion des connaissances autochtones dans la planification du développement a entraîné des répercussions cumulatives sur la quantité d'eau dans le delta Paix-Athabasca, constituant une perte de droits. Les difficultés de navigation sont en partie attribuables à la gestion par les gouvernements de la Couronne de l'exploitation des sables bitumineux et des prélèvements d'eau dans la rivière Athabasca. Aucune protection efficace de la navigation n'existe le long du corridor de la rivière Athabasca ni dans le delta Paix-Athabasca. Les Premières Nations appliquent un indicateur de surveillance, fondé sur les droits, appelé ‘débit extrême autochtone’ ou (Aboriginal Extreme Flow), qui correspond au débit de la rivière Athabasca en deçà duquel survient une perturbation généralisée et extrême des usages traditionnels. Les Premières Nations exigent une profondeur de 122 cm (4 pieds) pour maintenir l'accès. Dix années d'échantillonnage ont permis d'établir le débit extrême autochtone à 482 m³/s, à l'aide de la station de mesure 07DA001 du Relevé hydrologiques du Canada. Cet indicateur a été élaboré en combinant les connaissances autochtones et des sciences, et bénéficie d'une large acceptation et d'une validation partagée. Nous décrivons les variations du débit de la rivière au fil du temps, appliquons l'indicateur de débit extrême autochtone et examinons l'évolution des pertes d'accès à la navigation durant les semaines 33 à 41. Notre analyse des données sur le débit de la rivière Athabasca révèle une tendance à la hausse statistiquement significative des pertes d'accès, soit environ deux jours supplémentaires tous les cinq ans. Les aînés qui ont grandi en utilisant ces rivières pour accéder à leurs droits d'automne ont subi des pertes d'accès de près de trois semaines au cours de leur vie. Les gouvernements doivent appliquer le débit extrême autochtone dans leurs approbations et politiques relatives aux besoins culturels en matière de débit de la rivière Athabasca et du delta Paix-Athabasca. Sans mesures adéquates, les droits des Autochtones là continueront d'être violer et les impacts cumulatifs ne cesseront de s'aggraver dans cette région.
Fields of Study & Subjects
Indigenous Studies and Ecology
Indigenous Peoples' Rights and Law
Fish Ecology and Management Studies
Publication details
- Journal / source
- Figshare
- Publication date
- 5 March 2026
- Language
- EN