Séroprévalence de la toxoplasmose et évaluation comparative des tests de diagnostic par le coefficient de Kappa chez les femmes en âge de procréer au Quartier Mateba de Limete, Kinshasa (RD Congo).

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Authors: John MBO BODUKA, Josué Onoya Wedi, Jean LUFULUABO KASUYI, Aristote Matondo, Pascal LUTUMBA TSHINDELE
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Abstract

La toxoplasmose est une zoonose parasitaire causée par Toxoplasma gondii. Généralement asymptomatique chez les sujets immunocompétents, elle peut toutefois entraîner de graves complications chez les femmes enceintes, notamment en raison du risque de transmission congénitale au foetus, ainsi que chez les personnes immunodéprimées. En République Démocratique du Congo (RDC), les données relatives à la séroprévalence de cette infection et à la performance des méthodes diagnostiques disponibles demeurent limitées. L’identification de tests diagnostiques fiables, accessibles et adaptés au contexte local constitue donc un enjeu majeur pour le dépistage précoce et la prévention des complications associées à cette parasitose. Cette étude transversale et analytique a été menée auprès de femmes en âge de procréer résidant dans le quartier Mateba, commune de Limete à Kinshasa. Des échantillons de sang veineux ont été prélevés et analysés à l’aide de deux techniques sérologiques : l’immunochromatographie et l’immunofluorescence. L’objectif était d’évaluer la concordance entre ces méthodes diagnostiques à l’aide du coefficient de Kappa et de déterminer la séroprévalence de la toxoplasmose dans la population étudiée. Les résultats ont montré une séroprévalence globale de la toxoplasmose de 67,5 %. L’analyse de concordance a révélé un coefficient de Kappa de 0,83 pour les anticorps IgG et de 0,85 pour les anticorps IgM, indiquant dans les deux cas un accord presque parfait entre les techniques d’immunochromatographie et d’immunofluorescence. Ces résultats témoignent d’une excellente concordance diagnostique entre les deux méthodes sérologiques évaluées. Par ailleurs, 32,5 % des femmes examinées étaient séronégatives vis-à-vis de T. gondii, ce qui les expose à un risque de primo-infection au cours d’une grossesse ultérieure, avec un potentiel de transmission congénitale et de complications foetales. Ces résultats soulignent l’importance du dépistage sérologique et de la mise en oeuvre de stratégies de prévention adaptées chez les femmes en âge de procréer en RDC.

Fields of Study & Subjects

Toxoplasma gondii Research Studies Leptospirosis research and findings Cytomegalovirus and herpesvirus research

Publication details

Journal / source
REVUE DES SCIENCES DE LA SANTE
Publisher
Institut Supérieur des Techniques Médicales /Kinshasa
Volume
5
Issue
1
Pages
410–417
Publication date
25 May 2026
Language
FR