Pollution de l'air ambiant et risque de cancer épithélial de l'ovaire : une étude cas-témoins basée sur la population
Abstract
Contexte : Peu de facteurs de risque du cancer de l'ovaire sont connus et le rôle de la pollution atmosphérique reste sous-étudié. Nous avons examiné l'exposition à long terme au dioxyde d'azote (NO2) et aux particules fines (PM2.5) en relation avec le risque de cancer épithélial de l'ovaire. Méthodes : Nous avons utilisé les données d'une étude cas-témoins basée sur la population de la région métropolitaine de Montréal, comprenant 473 cas et 887 témoins. Les codes postaux résidentiels des participantes, lors du recrutement, ont été reliés aux concentrations moyennes annuelles de NO2 et de PM2.5 issus de modèles prédictifs performants. Nous avons utilisé des régressions logistiques pour estimer les rapports de cotes (ORs) et les intervalles de confiance (CIs) à 95% pour le cancer de l'ovaire, ainsi que pour les tumeurs borderline et invasives séparément. Résultats : Bien que les CIs soient larges, les ORs suggèrent des associations positives pour le NO2 et les PM2.5, avec des ORs ajustés (95% CI) de 1,07 (0,89-1,30) et 1,05 (0,96-1,15) par augmentation d’un intervalle interquartile de NO2 (9,6 ppb) et de PM2.5 (0,2 µg/m3), respectivement. Les OR (95% CI) pour le NO2 et les PM2.5 étaient, respectivement, de 1,36 (0,99- 1,87) et 1,11 (0,95-1,30) pour les tumeurs borderline, et de 0,98 (0,79-1,21) et 1,03 (0,93-1,13) pour les cancers invasifs. Conclusion : Nos résultats suggèrent qu'une exposition à long terme au NO2 et aux PM2.5 ambiants pourrait être associée à un risque accru de cancer de l'ovaire borderline, mais pas invasif.
Fields of Study & Subjects
Air Quality and Health Impacts
Cancer Risks and Factors
Ovarian cancer diagnosis and treatment
Publication details
- Publication date
- 1 January 2026
- Language
- FR
- Document type
- Thesis