La médecine légale et l'identification criminelle au Gabon : le cas de l'affaire J.R.
Abstract
Selon le Professeur Robert CARIO, il ne faut pas, à chaque fait divers, créer un décret. Ce qui revient à dire que le caractère efficace de la répression ne repose pas sur le « populisme pénal » mais plutôt sur la « justice restaurative ». Pour ce qui concerne le Gabon, la tendance est tout autre car le système répressif n'est pas submergé par une liste pléthorique de textes, surtout en ce qui concerne la médecine légale. Dans ce domaine, fait divers ou fait d'ailleurs, dans la journée du 19 août 2025, le parquet de la République a été saisi aux environs de 13 heures, par le commissariat de Nzeng-Ayong, de la découverte d'un corps sans vie non identifié au quartier dit Nzeng-Ayong Dragage. Compte tenu de l'état des dégradations très avancées du corps, la maison des pompes funèbres sollicitée a réfuté l'idée de conservation de ce dernier et a procédé immédiatement à l'inhumation. L'enquête de voisinage menée par la police a révélé que, quelques jours plus tôt, le 13 août, une opération de police avait eu lieu dans les environs, et que des détonations avaient été entendues. Cette coïncidence troublante a poussé la famille à déposer plainte le 22 août auprès du tribunal de première instance de Libreville. Ce cas, non isolé, interroge à plus d'un titre sur l'utilité de la médecine légale au Gabon.
Fields of Study & Subjects
Legal processes and jurisprudence
Ukrainian Legal and Forensic Studies
Historical and Scientific Studies
Publication details
- Journal / source
- HAL (Le Centre pour la Communication Scientifique Directe)
- Pages
- 9
- Publication date
- 26 January 2026
- Language
- FR
- Document type
- Preprint