Collocation complexe et phrasème constructionnel: une étude à bout portant
Abstract
La détection automatisée des unités polylexicales exige d’identifier correctement leurs limites, qui sont parfois diffuses. Par exemple, pour faire la distinction entre une locution verbale (donner du fil à retordre), une collocation à verbe-support (donner un coup d´épée) et un type particulier de locution verbale qui contient une collocation à verbe support ( d'épée dans l'eau]). Parfois un verbe se combine de façon récurrente à une locution adverbiale pour former ce que certains phraséologues appellent une collocation complexe, et qui serait un type particulier de phrasème avec deux parties suffisamment autonomes pour le différencier de la locution verbale (p.ex. dormir + à poings fermés), mais qui pourrait peut-être constituer un phénomène syntaxique productif (une combinaison régulière, mais récurrente, entre un verbe littéral et une locution adverbiale figurée). Pour mieux éclairer cette catégorie polémique, nous appliquons une recherche statistique en corpus, basée sur la cooccurrence récurrente entre lexèmes pour deux constructions, théoriquement synonymiques: [V + {à bout portant}] et [V +{à brûle-pourpoint}], doublée d’une analyse linguistique des séquences verbo-adverbiales ainsi obtenues. L’objectif est d’étudier la convergence des critères méthodologiques quantitatifs (basés sur la fréquence de co-apparition) et des critères linguistiques (basés sur le figement et l’idiomaticité), au sein d’une zone frontalière entre les collocations, les syntagmes libres, et les constructions semi-figées partiellement productives.
Fields of Study & Subjects
Linguistic research and analysis
Lexicography and Language Studies
Syntax
Semantics
Linguistic Variation
Publication details
- Journal / source
- Institutional Repository of the University of Granada (University of Granada)
- Publication date
- 1 January 2026
- Language
- FR
- Document type
- Preprint