Procès faits à Margueritte Thiébault comme sorcière et après son suicide à son corps mort, à Nancy en 1593 (Archives départementales de Meurthe et Moselle, B 7309) et réflexions sur les procès poursuivis à Nancy mais pas conservés
Abstract
La procédure faite contre Margueritte Thiébault est assez courte car le procès engagé contre elle pour sorcellerie a tourné court en raison de son décès. Lorsqu’un procès ne va pas à son terme qui est le « jugement définitif » le prévenu reste comme en recherche de culpabilité et donc il reste non-coupable. En revanche « l’homicide de soi » est un autre chef d’accusation qui mérite un jugement et une peine. Or Margueritte Thiébault s’est étranglée au fond de la fosse où elle avait été descendue dans l’une de tours de la porte de La Craffe, l’une des prisons de Nancy. Nous proposons aussi des réflexions sur les procès de la prévôté de Nancy qui n’y ont pas été conservés. Or c’est la présence même de la sorcellerie en ville qui est mise en question, ce qui a été débattu dans l’article « Sorcière de ville et Sorcière des champs » publié dans le livre La sorcellerie et la ville – Witchcraft and the City, Strasbourg, PUS, 2018.
Fields of Study & Subjects
Medieval and Early Modern Justice
Historical
Religious
and Philosophical Studies
French Historical and Cultural Studies
Publication details
- Journal / source
- HAL
- Publication date
- 7 February 2026
- Language
- FR
- Document type
- Preprint